Un agent de sécurité qui fait sa ronde seul, la nuit, sur un site vide, est un travailleur isolé : s’il fait un malaise, chute ou est agressé, personne n’est là pour donner l’alerte. L’employeur doit en tenir compte. Ce guide fait le point sur les obligations et les solutions, du dispositif d’alarme au contrôle de ronde en temps réel.
Avertissement. Ce guide donne des repères généraux et ne constitue pas un conseil juridique. Appuyez-vous sur votre service de prévention, votre médecine du travail et les publications de l’INRS.
Dans ce guide
Qu’est-ce qu’un travailleur isolé ?
On parle de travail isolé lorsqu’un salarié travaille hors de vue et de portée de voix d’autres personnes, sans possibilité d’être secouru rapidement en cas d’accident. C’est le quotidien de nombreux agents de sécurité : rondes de nuit, surveillance de sites fermés, postes de garde occupés par un seul agent.

Les obligations de l’employeur
L’employeur a une obligation générale de sécurité envers ses salariés : il doit évaluer les risques et prendre les mesures de prévention adaptées (article L4121-1 du Code du travail). Le travail isolé fait partie des situations à évaluer dans le document unique. Le Code du travail prévoit en outre que, pour certains travaux, un travailleur isolé doit pouvoir signaler toute situation de détresse et être secouru dans les meilleurs délais.
- identifier les postes et les situations de travail isolé ;
- les inscrire dans le document unique d’évaluation des risques ;
- limiter l’isolement quand c’est possible (binômes, contacts réguliers) ;
- donner un moyen d’alerte et organiser les secours ;
- former les agents à la procédure.
Dans le cadre d’une prestation chez un client, l’entreprise de sécurité et l’entreprise utilisatrice coordonnent en outre leurs mesures de prévention, par exemple dans le plan de prévention.
Les dispositifs d’alerte
Le dispositif d’alarme pour travailleur isolé, souvent appelé PTI ou DATI, permet à l’agent de déclencher une alerte, et peut la déclencher automatiquement en cas de chute ou d’absence de mouvement. L’alerte est reçue par un centre de télésurveillance, un collègue ou un responsable d’astreinte, qui applique une procédure de levée de doute.
- Alerte volontaire : bouton d’appel à l’aide ;
- Alertes automatiques : perte de verticalité, absence de mouvement, arrachement ;
- Localisation de l’agent au moment de l’alerte ;
- Appels réguliers ou rappels de présence, en complément.

Ce qu’apporte le contrôle de ronde
Le contrôle de ronde n’est pas un PTI, mais il complète utilement la protection de l’agent. En temps réel, chaque pointage indique où se trouve l’agent et quand il y est passé. Si un point n’est pas validé à l’heure prévue, le responsable est alerté et peut appeler l’agent, puis déclencher une levée de doute.
- Le lecteur LR-600 transmet chaque passage en 4G : une ronde qui s’interrompt se voit immédiatement ;
- Smart-Rondier sur smartphone enregistre la position au moment de chaque pointage ;
- La main courante MyMCR trace les prises de service, les rondes et les appels.
Attention. La position de l’agent est une donnée personnelle : son usage pour la sécurité de l’agent doit respecter les règles de la géolocalisation des salariés. Voir notre guide géolocalisation et RGPD.
Une procédure type
- L’agent signale sa prise de service et le début de chaque ronde.
- Le responsable ou le centre de télésurveillance suit les pointages.
- Un point non validé dans le délai déclenche un appel à l’agent.
- Sans réponse, une levée de doute est organisée selon la procédure du site.
- Si nécessaire, les secours sont appelés, avec la dernière position connue.
- Chaque étape est consignée dans la main courante.
Pour équiper vos agents isolés, parlons de vos sites.
Les solutions citées dans ce guide
- CR-600 — contrôle de ronde en temps réel 4G, 590 € HT
- Smart-Rondier — pointage et position sur smartphone
- MyMCR — prises de service et événements en ligne
Questions fréquentes
Un agent de sécurité seul la nuit est-il un travailleur isolé ?
Oui, dès lors qu’il travaille hors de vue et de portée de voix d’autres personnes, sans possibilité d’être secouru rapidement.
L’employeur doit-il fournir un PTI ?
Il doit évaluer le risque et permettre à l’agent isolé de signaler une détresse et d’être secouru rapidement. Le PTI ou DATI est la solution la plus courante.
Le contrôle de ronde remplace-t-il un PTI ?
Non, il le complète : en temps réel, il permet de détecter rapidement une ronde interrompue et de connaître le dernier passage de l’agent.
